La vie coopérative du Central Café

À l’automne 2014, un Jean-Yves Beaulieu prêt pour la retraite entame des démarches pour vendre le Central Café. Il reçoit des propositions d’acheteurs, mais il décide d’offrir aux employés d’acquérir leur restaurant de la rue de l’Évêché.

Malgré les craintes du groupe de se lancer dans ce projet d’envergure, ce qu’ils souhaitent avant tout, c’est de conserver leur Central Café. Ce sont donc 17 membres travailleurs qui reprennent l’entreprise sous forme de coopérative de solidarité au printemps 2015. Une mobilisation peu étonnante compte tenu du fait que plus de la moitié des employés à temps plein y travaillent depuis au moins 10 ans. Il s’agit, disons-le, d’un phénomène rare en restauration.

ACHAT LOCAL

Pour Nancy Dubé, acheter local c’est : « contribuer à la santé de nos entreprises d’ici et au
développement économique de notre belle région ».

« Les plus anciens ont décidé d’embarquer. Ça a rassuré les plus jeunes. Ils voulaient garder ensemble LEUR Central café », de dire la directrice et membre travailleuse Nancy Dubé.

La transition s’opère sur plusieurs mois. Tous nouveaux dans le milieu de l’entrepreneuriat, ils en avaient à apprendre! Le fonctionnement et le menu du Central sont conservés tels quels, seuls l’implication des membres et le processus décisionnel changent selon le modèle de coopérative.

 

Pourquoi un modèle coopératif?

Pour les nouveaux propriétaires, le modèle de coopérative a permis de tenir compte des idées de toute l’équipe déjà en place pendant la transition. Nancy Dubé explique : « Étant donné que la prise de décision est collective, ça prend un peu plus de temps, mais on peut prendre des décisions plus réfléchies de cette manière ».

« L’implication de chacun et le sentiment d’appartenance ont grandi. La fidélité des employés au Central était déjà omniprésente, mais ils s’impliquent encore plus dans le succès de l’entreprise, puisque c’est aussi la leur maintenant », ajoute la directrice et membre travailleuse. Par exemple, les membres s’assurent d’utiliser de manière maximale toute la nourriture pour éviter les pertes.

Nancy Dubé estime que l’écoute, la compréhension et la communication sont nécessaires au travail de coopérative. Les encouragements et les félicitations sont toujours bienvenus au sein de l’équipe. « On est plusieurs à vouloir rester jusqu’à notre retraite. On vient de fêter nos 23 ans, on s’en souhaite un autre 23! », conclut-elle, pleine d’avenir.

31, rue de l’Évêché ouest
Rimouski (Québec)  G5L 4H4

(418) 722-4011

www.centralcaferimouski.com/

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